Ce mercredi 22 juin, Airbnb organisait au Salon du cinéma Panthéon à Paris un cocktail auquel étaient conviés plus de 150 hôtes pour évoquer le fameux « permis de louer » et la situation législative actuelle qui encadre la pratique de la location saisonnière. En résumé, le bras de fer se poursuit avec les autorités, mais pas que… Un nouvel adversaire fait son entrée en scène.

 

Rappel des faits

Le Sénat avait adopté fin avril un amendement au projet de loi numérique pour rendre obligatoire l’enregistrement en Mairie des locations ponctuelles dans les communes de plus de 200 000 habitants et celles des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine Saint-Denis et du Val-de-Marne. Afin de dénoncer ces lourdeurs administratives, Airbnb avait lancé une pétition en ligne contre cette disposition le 10 mai dernier.

 

Une pétition qui mobilise

Lors de la rencontre parisienne, Nicolas Ferrary, Directeur France de la plate-forme, a annoncé que la pétition avait recueilli 40 000 signatures et qu’il l’avait remise le 14 juin à Jean-Vincent Placé, chargé de la Réforme de l’Etat et de la Simplification. Parallèlement, 3 000 emails d’hôtes ont été envoyés au Premier Ministre Manuel Valls pour dénoncer ce « permis de louer ».

 

Le calendrier législatif

Le 29 juin, le texte passera en Commission Mixte Paritaire, réunissant sept députés et sept sénateurs, afin de trouver une version commune aux deux Chambres qui sont l’Assemblée nationale et le Sénat. En attendant la décision, Nicolas Ferrary incite les hôtes à continuer leur mobilisation via le blog Airbnb Action et à notamment inviter dans leur location des hommes politiques afin qu’ils découvrent l’esprit de convivialité Airbnb !

Nicolas Ferrary à l'évènement Airbnb à Paris le 22 juin 2016Nicolas Ferrary, Directeur France d'Airbnb au meetup à Paris le 22 juin 2016

 

La riposte des hôteliers

Deuxième marché après les Etats-Unis, la France vient de dépasser le nombre de 300 000 logements enregistrés sur Airbnb. En 2015, sur les 83 millions de voyageurs qui sont venus visiter l’hexagone, 5 millions ont séjourné dans un Airbnb. Face à ce succès, des voix s’élèvent. Ainsi, à quelques jours de la Commission, les professionnels du tourisme ont décidé de mettre la pression au Parlement en annonçant publiquement ce 23 juin le dépôt d’une plainte (datant de novembre dernier) pour « concurrence déloyale » des plates-formes de location de meublés en ligne. Sont visés Airbnb, Abritel, Le Bon Coin, Booking.com, Se loger.com etc.

 

Les revendications

Cette plainte a été déposée par l’association des Acteurs de l’hébergement et du tourisme professionnels (AhTop). Son président fondateur Jean-Bernard Falco s’en explique à l’AFP, demandant « aux parlementaires et au gouvernement d'inscrire définitivement dans le projet de loi la nécessité de justifier de sa qualité de propriétaire, ou de l'autorisation du bailleur, pour louer un bien sur ces plateformes ; l'obligation pour les plateformes de déclarer les revenus de leurs utilisateurs à l'administration fiscale ; la possibilité pour les communes de mettre en place une procédure d'enregistrement du loueur et enfin l'obligation pour les plateformes de s'assurer que nulle résidence principale n'est louée plus de 120 jours par an par leur intermédiaire ».

 

TO BE CONTINUED...

 

Partagez cet article :

Vous aimerez peut-être aussi...